Rapport entre politique et religion en Chine au XXe siècle
La Chine moderne assume difficilement son héritage religieux. Depuis la fin du XIXe siècle, l’élite du pays tente de repenser le fait religieux en tant que partie intégrante de son projet de construction d’un État-Nation moderne. Ce projet implique à la fois la création de nouvelles églises chinoises sur un modèle inspiré par l’Occident et la destruction de tout ce qui, hors de ce modèle, est alors dénoncé comme superstition.
Li Yujie 李玉階 (1900-1994) fait partie de l’élite. Il est membre du Parti Nationaliste, haut fonctionnaire dans le ministère des Finances du gouvernement de Nankin, éditeur d’un journal important. Or, Li finit néanmoins par fonder son propre culte, « La société de l’empereur céleste » (Tiandijiao 天帝教), culte bien peu conforme à la vision réformatrice de l’État modernisateur. À travers l’itinéraire de ce personnage singulier, nous explorerons diverses facettes des rapports complexes entre politique et religion en Chine moderne.
La conférence est ouverte à tous.
- Le vendredi 12 octobre 2012 à 17 heures. Université Paris Diderot, Halle aux farines, Amphithéâtre 9 E (niveau 1) Esplanade Pierre Vidal-Naquet 75013 Paris
- Contact : sebillioud@yahoo.fr
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Jacqueline Nivard (5 octobre 2012). Rapport entre politique et religion en Chine au XXe siècle. ChinElectrodoc. Consulté le 15 août 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/mqbc
