Le daimôn grec avant Platon et le gui chinois pré-Qin
Soutenance de thèse de Pan Yiting, doctorante à l’EPHE, préparée sous la direction de M. François de Polignac et de M. John Lagerwey.
Titre de la thèse : « Le daimôn grec avant Platon et le gui chinois pré-Qin : étude comparée de la créativité et création de traditions religieuses ».
Date
- Jeudi 7 janvier 2016, à 14 h
Lieu
- INHA – salle Grodecki, 2 rue Vivienne – 75002 Paris
( Métro 3 station Bourse ou Métro 14 station Pyramides)
Composition du jury
- M. François de Polignac, Directeur d’études, EPHE (directeur de la thèse)
- M. John Lagerwey, Directeur d’études cumulant, EPHE (directeur de la thèse)
- M. Romain Graziani, Professeur, École Normale Supérieure de Lyon
- M. Marc Kalinowski, Directeur d’études cumulant, EPHE
- Mme Vinciane Pirenne-Delforge, Directrice de recherche, FNRS/Université de Liège
- M. Andrei Timotin, Chargé de recherche, Académie roumaine
Résumé
Ce travail porte sur deux mots particulièrement liés aux pensées religieuses anciennes : le mot « daimôn » dans la Grèce avant Platon et le mot « gui » dans la Chine pré-Qin. Comme le « daimôn » qui devient le « démon » maléfique, le « gui » aujourd’hui péjoratif ne l’est pas nécessairement dans la langue ancienne, mais ces deux termes sont intéressants notamment en raison de leur polyvalence et leur ambiguïté. Pour montrer tous les aspects importants du mot « daimôn » et du mot « gui » ainsi que les points de connexion entre ces deux mots à facettes, nous avons essayé de tracer le parcours de ces deux mots à travers les sources anciennes. Ces analyses montrent d’une part la vitalité et la créativité des traditions anciennes qui ont exercé de fortes influences sur l’emploi du mot « daimôn » et d’autre part, la création complexe et probablement relativement tardive de la tradition « gui-esprit/mânes ». Par l’intermédiaire de ces deux mots, la comparaison entre la Grèce et la Chine ancienne en ce qui concerne les traditions religieuses nous mène également à des réflexions sur la relation entre les langues et les traditions. La continuité des langues transforme les créations en traditions et elle apporte aussi la créativité aux traditions déjà créées.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Monique Abud (5 janvier 2016). Le daimôn grec avant Platon et le gui chinois pré-Qin. ChinElectrodoc. Consulté le 19 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/mqtg
